TOUCHE PAS À MA POSTE : LA LUTTE CONTINUE !
mercredi 28 octobre 2009 par Mariannick
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE RÉSISTANCE SOCIALE : CHANGEMENT DE STATUT DE LA POSTE
Plus de 2 millions de citoyens contre le changement de statut de la Poste.
Le gouvernement s’obstine à vouloir privatiser d’urgence. Résistance Sociale demande le retrait immédiat du projet de loi !
Le 1er volet concerne la transformation de la Poste en société anonyme. C’est la 1ère étape de sa privatisation.
Feu les PTT ont été découpés en 3 entités :
- France Télécom, privatisée
30 000 postes déjà supprimés ; 20 000 suppressions de plus sont prévues. Conséquences : souffrance au travail et record de suicides.
Elle était à la pointe mondiale du progrès, elle ne l’est plus : les intérêts financiers à court terme ont prédominé sur l’investissement à long terme, à commencer par la recherche qui a été laminée.
Pour les usagers devenus clients, le service s’est profondément dégradé. Il n’y a aucun rapport entre un employé sous statut, au service des usagers, et un employé pressuré d’atteindre par tous les moyens des objectifs fixés par les actionnaires.
- La Banque Postale
Filiale de la Poste, transformée en société anonyme. La Société Générale vient d’entrer à son capital. Elle aussi utilise les méthodes du privé.
- La Poste
Courrier / colis / bureaux de poste, pour laquelle le gouvernement admet qu’il y aura entrée de capitaux appartenant au secteur public.
Or, la définition actuelle de secteurs dits publics, concerne des sociétés qui peuvent avoir 49,9 % de capitaux privés ! Donc, le changement de statut de la Poste est bien la 1ère étape de sa privatisation.
Pire, le second volet du projet de loi met fin au monopole sur le courrier de moins de 50 grammes, à compter de 2011 et ouvre la totalité de la Poste à la concurrence des multinationales.
Dans toute l’Europe, contrairement aux idées reçues, les privatisations s’accompagnent d’augmentations très importantes de tarifs. C’est la double peine : on paie plus pour un service moindre.
La règle du marché est simple : plus on consomme en quantité moins on paie à l’unité ; les pauvres paient pour les riches, le particulier pour l’entreprise.
Ce fut le cas hier de France Télécom dès son changement de statut, aujourd’hui d’EDF-GDF.
À l’Elysée ou au G20, on dénonce les libéralisations, on promet de réguler. Pourtant, ce projet de loi poursuit la dérégulation qui a conduit à la crise.
La « votation citoyenne » a permis, malgré des moyens rudimentaires , à plus de 2 millions de citoyens de voter contre le changement de statut de la Poste, exprimant leur attachement au service public. Des millions d’autres auraient aussi refusé que la Poste suive le triste exemple de France Télécom s’ils en avaient eu l’opportunité.
Résistance Sociale demande un débat public sur l’amélioration et le développement du service public postal, conclu par un référendum.
Résistance Sociale refuse que la loi soit adoptée avant Noël sous procédure d’urgence.
Nous exigeons le ÀRETRAIT IMMÉDIAT DU PROJET DE LOI.
